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Le mariage traditionnel à ghannouch est riche en évènement et en symboles. Il est plus que l’union de deux individus, il unit deux maisons au sens d’unité domestique.
Tout au long du déroulement de cette cérémonie on observe deux lieux de fêtes, deux rituels planifiés à des moments et des jours bien précis.
Les maisons des futurs époux sont mises en relation tout au long du déroulement du mariage par un échange d’objets qui représentent un dialogue symbolique et codifié.
Ces dons (sucres, œufs, henné…) sont échangés en paire ce qui symbolise l’union de deux familles, mais malheureusement souvent il y a rivalité et surenchère d’une famille à une autre.
L’échange du henné, plante de la joie, lors du déroulement du mariage semble être un élément essentiel. Les femmes principales utilisatrices du henné se nourrissent de croyances populaires, elles y puisent la force et le courage afin d’affronter les changements du foyer.
Le henné est aussi un lien magique qui les protège, les aide et leur apporte le rêve.
Les femmes en particulier, ont différentes raisons de se protéger contre le mauvais œil, la vengeance, la jalousie etc..
Le henné est appliqué sur les mains et les plantes des pieds, avec des formes géométriques tel que le cercle (symbole de l'absolu), le carré, le losange (symbole de féminité chez les berbères).
Et aussi des formes faisant référence à quelques animaux comme le poisson (signe d’abondance, de fécondité, de sérénité), le serpent (représente chez les berbères la continuité de la relation entre l’homme et la femme et représenté par des traits parallèles ou sinusoïdal continus).
Durant le rituel du mariage, le mari est appelé sultan (roi ou chef) et son témoin wasir (ministre). Cette appellation non négligeable à une dimension politico-social, elle prépare l’époux à sa nouvelle responsabilité, lui donne le courage d’affronter les difficultés de la vie et lui offre une certaine indépendance familiale.
